quefaitlapolicelogo QUE FAIT LA POLICE ? – Bulletin d’information anti-autoritaire – Nouvelle série – numéro 51 – juin-juillet 2011


Editorial :
C’était il y a soixante-dix ans

Dans notre France des droits de l’homme, on apprécie les dates anniversaires, mais certaines d’entre elles sont curieusement négligées. Alors, n’oublions pas que les 14 mai, 20 et 21 août 1941, il y a soixante-dix ans, la police parisienne procédait à l’arrestation de près de dix mille Juifs dans la capitale. Sans trop d’état d’âme il est vrai. Dès le 20 août de cette même année, policiers et gendarmes français veillaient également au bon fonctionnement du camp de Drancy où leurs proies récentes venaient d’être enfermées.
Il fallait bien protéger l’ordre nouveau.
C’était en un temps où l’Allemagne nazie triomphante occupait presque toute l’Europe continentale, a l’exception de l’Italie et de l’Espagne où des régimes fascistes étaient en place. Nos policiers arboraient fièrement la francisque de Pétain sur leur vareuse, et ne se posaient guère de questions sur le bien fondé de leur activité répressive, tout comme ils ne s’inquiétaient pas du devenir de leurs victimes. Au mieux, les défenseurs de 1’ordre public se contentaient d’obéir aux ordres scélérats. Au pire ils participaient tranqui1lement a une action d’épuration ethnique couverte par le pouvoir de Vichy, et le Commissariat aux questions juives. Il suffisait d’exécuter la consigne puisque c’était dans l’air du temps. La France avait perdu la guerre, et il fallait bien payer les pots cassés en marginalisant ceux qui étaient présentés comme les responsables de la défaite. Cela ne pouvait qu’aller de soi car les étrangers ont toujours été source de désordre. Nos policiers de cette époque en étaient bien convaincus.
Parmi les interrogations légitimes sur la capacité de nos policiers à réprimer sans vergogne, il y a cette quasi certitude qu’ils ont oublié les dérives de leurs anciens. Au-delà même de leur comportement criminel du 17 octobre 196l, avec des Algériens pour victimes, qui pourrait affirmer que nos policiers de 2011 refuseraient des opérations comparables à celles confiées par la Gestapo, de l’été 1940 à l’été 1944 ? Ceux qui, à cette époque noire de notre histoire se sont rendus coupables d’authentiques crimes contre l’humanité n’ont jamais été jugés globalement pour leur zèle à obéir aux ordres les ignominieux.
Bien évidemment, il ne peut être question de se livrer à quelque amalgame que ce soit car 2011 n’est pas 1942. Il faut pourtant bien constater que nos actuels policiers ou gendarmes ne rechignent jamais à arrêter des familles sans papiers, lesquelles se retrouvent dans l’un de ces centres de rétention administrative, anti chambre d’une expulsion rapide. A notre connaissance, il n’y a pas de démissions au sein des forces de l’ordre pour réprouver cette pratique. Par ailleurs les syndicats de policiers (y compris ceux qui se prétendent de gauche) n’ont jamais réagi contre les missions confiées à leurs adhérents. Il convient quand même de rappeler que, si nous étions sous la botte nazie, en 1941, nous sommes censés vivre en démocratie, en 2011. Par ailleurs il n’en reste pas moins que nos policiers de 2011 ne sont plus les rustres de 1941, tout justes titulaires du certificat d’études, alors que la plupart de nos gardiens actuels de l’ordre public sont bacheliers – ce qui ne les empêche nullement de ce comporter avec une certaine inhumanité. Alors, s’il n’est pas possible de comparer 1941 et 2011, comment ne pas s’interroger sur cette disposition répressive d’hommes (et de femmes) qui ne rechignent jamais à réprimer, n’hésitant jamais à ajouter la punition à la sanction -avec le regard mauvais qui s’impose.
Maurice Rajsfus

Suicide
Le 14 avril, un policier de la police de l’air et des frontières (PAF), en poste au centre de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais) met fin à ses jours, avec son arme de service, après une dispute familiale. (Source, Vosges Matin, 17 avril 2011)

La police à Normale Sup’
Dans la matinée du 19 avril, une quarantaine de policiers s’invitaient dans les locaux de l’Ecole normale de la rue d’Ulm, à Paris, pour en expulser douze élèves et un employé qui occupaient les lieux. (Source, Le Monde, 20 avril 2011)


Patrouilles
Le 20 avril, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, annonçait la création d’équipes de « patrouilleurs ». But proclamé : « donner plus de visibilité à la police ». Par équipe de deux, ces « patrouillards » vont circuler à pied, à vélo, en rollers ou en voiture. Ils seront notamment chargés d’entretenir le « contact avec les populations » mais également « d’observer et écouter, se renseigner, interpeller ». S’agirait-il d’une nouvelle police de proximité ? Surtout, ne pas utiliser ce mot ! (Source, Libération, 21 avril 2011).

Comptine
D’après une charmante pirouette en vogue en Bourgogne
« Mon papa est CRS
« Ma maman est dans la PAF
« Mon p’tit frère est pandore
 » Et moi, mains dans les poches,
« J’fais d’la tricoche »
(Si ce petit jeu vous amuse, n’hésitez pas à prendre la suite. Pour les non-initiés, la « tricoche » n’est rien d’autre qu’une activité complémentaire -et non déclarée- interdite aux policiers)

Ils sont des nôtres…
La direction générale des CRS veut mettre ces excellents policiers à l’eau claire. D’où la colère de ceux qui sillonnent infatigablement le pays pour des opérations de maintien de l’ordre plus ou moins rugueuses. Le 20 avril, dans un courrier interne, le syndicat SGP-FO (majoritaire chez les gardiens de la paix, s’est insurgé contre une note du directeur central, qui interdit le quart de rouge ou le demi de bière sur les plateaux repas, lors des opérations. Réaction intéressante d’un secrétaire national du SGP : « On veut faire de nous des curés mais sans vin de messe. Chez les CRS, il n’y a pas plus de personnes touchées par des problèmes d’alcool qu’ailleurs ! » C’est sans doute 1à que réside le problème. Par ailleurs, sans mêler les problèmes, d’autres bons esprits ne cessent de proclamer que les policiers ne sont pas plus racistes que la moyenne des Français… (D’après 20 Minutes, 21 avril 2011)

Relais policiers
Le fichier scélérat « Base élèves », ayant été partiellement remis en cause, pourrait être remplacé, dès cette année par un « livret personnel de compétence » qui de la même façon, rend possible le fichage généralisé de la population scolaire, dès l’âge de 3 ans. Ce nouveau fichier garderait en mémoire, dès l’école et tout au long de la vie, la totalité du cursus scolaire de tous les enfants de ce pays -réussites mais également échecs. Une telle perspective ne peut qu’alarmer. A terme, toute la population serait mise en fiches, constituant à tout hasard un CV infalsifiable accessible par Pôle emploi. (Source, Tout est à nous, 21 avril 2011)

Les policiers sont rarement coupables
En septembre 2005, à Tours, Larbi portait plainte auprès du procureur de la République, affirmant avoir été victime de violences policières. Classé sans suite, en 2006. Une seconde plainte, avec constitution de partie civile, aboutissait finalement à la mise en examen de trois policiers. En fin de compte, seul l’un d’entre eux comparaissait devant le tribunal correctionnel de Tours, le 21 avril. Pour les deux autres, le juge d’instruction n’avait pas relevé de charges suffisantes. La violence de L’intervention policière, remontant a près de six ans, a été authentifiée par un certificat du CHU de Tours : double fracture a un genou, plus divers hématomes au visage, avec trois mois d’IT. Motif de cette rage policière : Larbi avait proposé son aide à une femme en pleurs, laquelle avait appelé la police. D’après les affirmations des brutes, Larbi avait refusé de se plier à un contrôle d’identité, d’où une « balayette », menottage, coups au visage et embarquement de la victime dans le coffre du fourgon de police. Au cours du procès, le juge s’attardait surtout sur les incohérences des différentes versions de Larbi durant l’enquête, d’où la réaction de son avocat, qui faisait le procès de la police. Jugement en délibéré, le 9 juin 2011.(Source, Libération, 22 avril 2011)

A propos de fiches
Le 21 avril, un policier de Coulommiers (77) était renvoyé en correctionnelle pour avoir divulgué, en 2008, 1es fiches de police STIC de Jamel Debouze et Johny Halliday, ensuite publiées sur le site info Backchich. En garde à vue, le policier avait reconnu les faits, mais s’était justifié en expliquant qu’il avait fait un « geste citoyen », pour dénoncer le fichier controversé. (Source, Libération, 22 avril 2011)

Pas d’intégration pour les Roms !
Dans la matinée du 21 avril, la police intervenait dans un passage, près de la station du RER B Plaine -Stade de France, à Saint-Denis (93). La où vivaient près de 250 Roms, sur quatre parcelles, sous conventions avec la mairie. Objectif de la police : « Opération de vérification d’identité et de situation des occupants. » Il n’en reste pas moins que 59 OQTF (Obligation de quitter le territoire français) étaient délivrées. Témoins de cette opération de nettoyage ethnique, des militants associatifs rappelaient que « la police a bouclé le passage et est restée trois heures sans que les habitants puissent sortir. » Comment ne pas rappeler qu’en juillet 2010 les occupants des lieux avaient déjà été « évacués » d’un autre campement, situé à proximité du Stade de France. Les élus de Saint-Denis ont vivement réagi contre la menace d’expulsion, qui remet en cause « le processus d’intégration », lancé depuis le mois d’août 2010, notamment pour les enfants scolarisés dans deux écoles du secteur. (Source, Métro, 22 avril 2011)

Adieu à la CNDS
Cela faisait plusieurs années que les ministres de l’Intérieur qui se sont succédé place Beauvau, tout comme les syndicats de policiers, désiraient en finir avec cette Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) qui, de temps à autre, s’inquiétait des dérives policières les plus visibles. Depuis le 30 avril 2011 il est possible aux brutes en uniformes d’espérer passer entre les mailles du filet. Terminés désormais ces rapports accablants montrant du doigt les policiers ayant oublié que leur mission est prioritairement d’assurer la protection des personnes et des biens. Noyée dans la vague structure du Défenseur des droits, qui est loin de représenter « les garanties d’indépendance nécessaires », la CNDS rejoindra ce qui subsistera des fonctions de médiateurs de la République, et de même du Défenseur des enfants, comme de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité). Dans son dernier rapport, publié le 26 avril, la CNDS épinglait l’usage contestable d’armes comme le gaz lacrymogène et le flash-ball, dont « il conviendra d’interdire les tirs dans la région du cœur, et ne viser que les bras, les jambes et le buste. » Finalement, malgré son influence de plus en plus faible, la CNDS s’inquiétait du recul en matière des droits et libertés du citoyens, ce qui ne semble plus être d’actualité. (Source, Le Monde.fr, 26 avril 2011)

Effectifs
Le 27 avril, Nicolas Sarkozy se déplaçait à Egleton (Corrèze). Pour cette occasion, 2 500 policiers et gendarmes mobiles avaient été requis pour assurer la protection du président de la République, et que ne puisse se produire aucun trouble à l’ordre public. Il est vrai que, le 25, avril, un collectif de militants associatifs avait manifesté devant la mairie d’Egleton. Ce qui avait sans doute tendu considérablement la préparation de la visite présidentielle. (Source, La Montagne, 28 avril 2011)

Droit d’asile
Dans la soirée du 27 avril, dans le 19ème arrondissement de Paris, plusieurs dizaines de Tunisiens, tout juste arrivés en France, étaient interpellés puis placés en garde à vue pour « infraction à la législation sur le séjour », avant d’être relâchés quelques heures plus tard. (Source, Le Monde, 29 avril 2011)

Comme au temps des diligences…
Cinq CRS, en poste à Deuil-la-Barre (95) arrondissaient leur fin de mois en rackettant les taxis se dirigeant vers l’aéroport de Roissy. Planqués à la sortie de l’autoroute A 1, ils menaçaient les chauffeurs de retraits de points sur leur permis de conduire. Tous les motifs fallacieux d’infraction étaient utilisés, particulièrement le non-respect des distances de sécurité. Aux victimes abasourdies, ces braves policiers proposaient des « arrangements », allant même jusqu’à les dévaliser de leur recette de la journée ou de leur fond de caisse. Cela se passait en 2006 et, lors du procès nui se déroulait le 28 avril 2011 devant le tribunal correctionnel de Pontoise, ces excellents défenseurs de l’ordre public devaient évoquer « la pression de la hiérarchie, ainsi que les quotas de contraventions à ramener ». Il n’en reste pas moins que la bande ne ramenait presque rien puisque les uns et les autres empochaient, en liquide, le fruit de leurs rapines. Jugement, en délibéré, le 26 mai (Source, Libération, 29 avril 2011)

Non lieu !
Le 21 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois (93), une quinzaine de policiers poursuivait, sans raison apparente, trois jeunes qui, affolés, allaient se réfugier dans un transformateur électrique, où deux d’entre eux devaient mourir par électrocution. Ce qui allait provoquer une longue révolte des banlieues, qualifiée « d’émeutes urbaines ». En avril 2010, quatre ans et demi après les faits, deux des policiers étaient renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour « non-assistance à personnes en danger ». Rapidement, le parquet faisait appel de cette décision et, le 27 avril 2011, la Cour d’appel de Paris lui donnait raison en prononçant le non lieu. Cela à la grande satisfaction des syndicats de policiers, lesquels estiment qu’un gardien de l’ordre public ne peut être coupable. S’il lui arrive de tuer, ou d’être à l’origine d’un décès plus que suspect, ce ne peut être que pour la bonne cause. L’avocat des familles des victimes a immédiatement annoncé un pourvoi en cassation, et le dépôt d’une citation directe pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui ». Par ailleurs, la décision de la cour d’appel de Paris a soulevé une vague d’indignation. Comme le souligne l’éditorialiste du Monde : « A l’époque, le pouvoir politique avait ostensiblement couvert la version initiale, et fausse, des policiers… En outre, le parquet, toujours aux ordres de la chancellerie, a tout fait pour que la justice referme ce dossier… Ce n’est pas un gage de justice sereine, ni d’apaisement dans les banlieues ». (D’après Le Monde, 29 avril 2011)

Patrouilleurs
Depuis le 2 mai, ces « patrouilleurs » policiers, créés à l’initiative de Claude Guéant, pour « rapprocher physiquement policiers et citoyens » sont entrés en action a Nice, Strasbourg, Poitiers et Mantes-la-Jolie. Contrairement à la police de proximité (supprimée par Nicolas Sarkozy en 2002), 1es patrouilleurs ne seront pas affectés à un secteur mais iront partout « en fonction de la délinquance », a expliqué le ministre. (Source, Direct Matin, 2 mai 2011)

Ouvrez le feu !
Le 30 avril, à Beaudreville (91), usant du droit que lui confère la loi, une gendarmette a ouvert le feu après une course poursuite avec un véhicule conduit par une personne mineure, et transportant deux femmes sans papiers. La femme pandore s’était, parait-il, sentie menacée, au point de tirer dans les roues du véhicule, il est vrai. (Source, Métro, 2 mai 2011)

Que fait la police ?
Le 1er mai, plusieurs personnes cagoulées ont braqué une bijouterie située dans le centre commercial des Arcades, à Noisy-le-Grand (93), après avoir maîtrisé un vigile. Le propriétaire étant absent les cambrioleurs ont utilisé des outils dérobés sur un chantier voisin pour s’introduire dans le magasin, en découpant le rideau de fer. Ce qui a dû prendre un certain temps. (Source, Direct Matin, 2 mai 2011)


Heïl Hitler !
Le 2 mai, il était possible d’apprendre que dans les locaux d’une compagnie de CRS, à Perpignan, l’un des policiers avait placardé un poster d’Adolf Hitler, faisant le salut nazi. L’auteur de cette dérive ayant juste été puni d’un « simple blâme ». La CGT locale a porté plainte. Le parquet dit avoir décidé d’ordonner une enquête. (Source, Métro, 3 mai 2011)

Convivialité
Dans la matinée du 3 mai, dans un foyer de travailleurs, à Nice, la police a interpellé 72 immigrés, en majorité Tunisiens. LA préfecture des Alpes-Maritimes précisait que 23 d’entre eux avaient déjà été « réadmis » en Italie, les autres étant placés au centre de rétention administrative. (Source, Direct-Matin, 4 mai 2011)

Nazis dans la police (2)
En février 2008, dans un bar d’Amiens, cinq hommes, dont trois policiers, s’étaient laissés aller à crier « Sieg Heil ! ». Le 3 mai 2011, le tribunal correctionnel d’Amiens ne devait condamner qu’un seul de ces nazillons à une simple amende lequel étant pourtant poursuivi pour « provocation à la discrimination et à la haine raciale ». SOS-Racisme, partie civile, avec d’autres associations, demandait au parquet de faire appel de cette décision. (Source, Le Monde, 5 mai 2011)

Législation répressive
Le 28avril, la cour de Justice de l’Union européenne avait enjoint à l’Italie de ne plus incarcérer un étranger en situation irrégulière « au seul motif qu’il avait refusé de quitter le territoire. » Le 3 mai, le ministère de l’Intérieur français indiquait que « le dispositif existant en droit français est suffisamment différent. » Les services de Claude Guéant rappelant l’existence d’une peine de trois années d’emprisonnement encourue par un étranger en situation irrégulière et refusant d’être reconduit à la frontière. Ce qui constitue un « comportement délibéré de fuite ou de rébellion. » Il n’en reste pas moins, pourtant, que le séjour irrégulier est également puni d’une peine de un an de prison. (Source, Le Monde, 5 mai 2011)

Tunisiens, dehors !
Le 4 mai, vers 14 heures, rue Simon-Bolivar, dans le 19è arrondissement de Paris, environ 250 CRS et gendarmes mobiles prenaient position autour d’un immeuble désaffecté de la Ville de Paris, interpellant 138 Tunisiens réfugiés en France. Tous étaient conduits vers trois commissariats de police pour contrôle d’identité. De source policière, il était précisé : « Ceux qui sont en situation ,irrégulière feront l’objet d’un arrêté d’expulsion et pourront être renvoyés rapidement dans leur pays. » Détail nécessaire, les forces de l’ordre sont intervenues à la demande de la Ville de Paris, ce lieu étant considéré comme dangereux. (Source, Métro, 5 mai 2011)

Nazis dans la police (2)
Suite à la quasi relaxe, le 3 ami, des CRS qui avaient fait le salut hitlérien dans un bar d’Amiens, le parquet a fait appel de la condamnation à 1.000 euros d’amende d’un brigadier-chef, tout comme de la relaxe de deux de ses collègues, qui avaient également proféré des propos racistes au cours d’une soirée arrosée. (Source, Le Monde, 6 mai 2011)

Racisme policier
Les propos racistes d’un CRS, le 4 mai, pendant l’évacuation des réfugiés tunisiens qui occupaient un immeuble rue Simon-Bolivar, dans le 19è arrondissement de Paris, devraient connaître une suite judiciaire. Exemple : « Depuis engage-t-on des noirs à TF1 ? » avait lancé le CRS raciste à une journaliste colorée qui faisait son métier au moment de l’intervention policière. (Sources, France-Inter et Libération, 6 mai 2011)

Toujours le flash-ball !
Avant de se fondre dans une vague structure de défenseur des droits, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), dans son dernier rapport, a mis en cause les policiers pour usage abusif du flash-ball, à Neuilly-sur-Marne (93), le 1er mai 2009. S’y ajoutent des informations mensongères commises par les policiers auteurs de cette bavure. Ce jour-là, vers 21 heures, un véhicule de la BAC, qui patrouillait dans cette banlieue, prenait à partie un jeune qui courait, lequel n’allait pas tarder à recevoir un tir de flash-ball dans la tête. En réaction, ses copains lançaient des pierres sur les renforts policiers qui venaient d’arriver. Les nouveaux arrivants commencent à tirer à tout-va avec leurs flash-ball, et balancent même une grande DPM ( Dispositif manuel de protection) avant de viser les lieux. Selon l’IGS, qui conduit son enquête, les policiers devaient faire usage à huit reprises de leurs flash-ball. Le premier jeune blessé était menotté, puis embarqué au commissariat où il était placé en garde à vue, mais rapidement hospitalisé suite à de multiples vomissements consécutifs à un traumatisme crânien.
En fait, il devait être avéré, suite à l’enquête effectuée par le CNDS, que « La situation était sereine avant l’arrivée des policiers ». Avec le constat d’un « manque de discernement consécutif d’un manquement à la déontologie de la sécurité. » Par ailleurs, le CNDS devait juger que le procès-verbal d’interpellation contenait « des information mensongères…pour tenter de justifier l’usage disproportionné du flash-ball . » Pour terminer, la CNDS estimait « qu’il existe de forts soupçons laissant supposer que l’infraction de faux et usage de faux a été commise ». En conclusion de son rapport, la CNDS réclamait que le policier auteur du premier tir fasse l‘objet de poursuites disciplinaires et pénales et que soit retirée son habilitation flash-ball. Tout en demandant que ses deux collègues soient également poursuivis pour avoir couvert l’auteur du tir. Avec la disparition de la CNDS, il n’est pas certain que nous soyons informés des suites données à cette affaire. (D’après Le Monde, 9 mai 2011)
Racisme : solidarité policière
Suite aux réactions négatives, comme aux menaces de sanctions, paraissant approuver les propos racistes d’un CRS, le 4 mai : « Depuis quand engage-t-on des noirs à TF1 ? » une cinquantaine de ses collègues se sont mis en arrêt maladie, le 8 mai, en signe de protestation. (Source, France 3, 9 mai 2011)

Alerte au gaz
Cela se passe au tribunal correctionnel de Bayonne, le 5 mai, au cours d’une audience de comparutions immédiates. Comme il y a du tapage dans les geôles du sous-sol, le président du tribunal, en personne, y descend et menace l’un des prévenus, toxicomane, qui fait une grave crise de manque : « Attention, les policiers ont de grosses bouteilles de lacrymo ! » Tout en recommandant aux anges-gardiens présents : « Si ça continue, un petit coup de gaz ! » L’ordre est donc rapidement respecté, et sans lésiner sur la quantité. Un peu plus tard, à l’audience, le prévenu, les yeux sortis de la tête, ivre de douleur et de rage, arrive en hurlant : « Putain, ils étaient trois sur moi ! Y a un con qui m’a gazé ! » Il est vrai que le juge avait commandé la manœuvre… (Source, Le Canard Enchaîné, d’après Sud-Ouest, 11 mai 2011)

Police républicaine : politique du chiffre
« On nous demande de faire du chiffre, alors que nous devrions lutter contre les infractions, on se place aux endroits où ça marche le mieux, sur des grandes lignes droites où le danger est faible. La vitesse n’est pas contrôlée sur les emplacements véritablement à risque. » (Extrait de l’interview du dirigeant du syndicat SGP-police, Métro, 12 mai 2011)

Squatteurs, dehors !
Dans la matinée du 12 mai, à Paris, une cinquantaine de CRS se sont appliqués à déloger seize hommes et cinq femmes qui, depuis le 29 novembre 2010, occupaient un hôtel inhabité depuis plusieurs années. Parmi ces personnes, au moins cinq Tunisiens étaient arrêtés, puis conduits au commissariat du IVè arrondissement, deux d’entre eux étant placés en garde à vue. (Source, Métro, 12 mai 2011)

Policiers en « patrouille»
Lancés à la fin du mois d’avril, par le ministre de l’Intérieur, pour « rapprocher policiers et citoyens », particulièrement dans plusieurs cités sensibles de la banlieue et certains quartiers de Paris, les « patrouilleurs » paraissent satisfaire ses promoteurs puisque, désormais, ils seront déployés dans l’ensemble de la capitale et les villes de la petite couronne. (Source, Direct-Matin, 12 mai 2011)

Mettre les voiles
Une trentaine de jeunes femmes ont été verbalisées depuis l’entrée e vigueur de la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public. (Source, Direct-Matin, 12 mai 2011)

Société nucléaire, société policière
Le 2 mai, une soixantaine de militants de Greenpeace bloquaient le chantier EPR de Flamanville (Manche), à 3 heures 30 du matin, en s’enchaînant aux grilles et aux grues. Il faudra la journée entière aux forces de l’ordre pour dégager les intrus. Visiblement très énervés, les policiers de la brigade spéciale envoyée sur les lieux n’iront pas de main morte pour descendre les militants accrochés aux grues. Il y aura quatre blessés. Après une nuit de garde à vue, seize « grimpeurs » seront déférés devant le parquet et le juge de la détention et des libertés. Parmi les chefs d’inculpation retenus, il est possible de noter : « Entrave à la liberté du travail » ou « opposition aux travaux d’utilité publique », voire « mise en danger de la vie d’autrui » – dans ce dernier cas, celle des policiers chargés de les déloger. En attendant le procès, les militants de Greenpeace ont été remis en liberté après s’être acquittés d’une amende de 1.000 euros chacun, et avec obligation de pointer chaque semaine au commissariat de police. Sans négliger le fait que tous sont interdits de séjour dans le territoire de Basse-Normandie, jusqu’au jugement prévu le 16 juin. (Source, Tout est à nous, 12 mai 2011)

Fâcheux grillage
Une loi du 11 avril 2011 interdit la dissimulation du visage sur la voie publique. Ce qui vise directement les femmes portant le niqab, accompagné d’un voile ne laissant apparaître que les yeux. En fait, malgré un certain nombre d’interpellations, les policiers de seraient pas en mesure de faire appliquer la loi au-delà de la retenue rapide des « délinquantes » dans un fourgon de police, pour un contrôle d’identité et une leçon de civisme républicain. C’est particulièrement le cas sur les Champs-Elysées, à Paris, où les policiers laisseraient passer , « sur ordre », celles qui apparemment, multiplient les provocations afin de susciter les verbalisations. En principe, une amende de 150 euros peut frapper les récalcitrantes mais les policiers seraient désemparés face à des femmes déterminées à se faire verbaliser. (Source, Le Monde, 13 mai 2011)

Qui fait quoi ?
Le 12 mai, une circulaire diffusée par le ministère de la Justice précise la situation des étrangers faisant l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. En principe, le fait d’être sans papiers ne motivera plus l’incarcération pour ce seul motif. Ce revirement relève de l’application d’un arrêt de la cour de justice européenne. Il n’en demeure pas moins que les étrangers en situation irrégulière pourront toujours être placés en rétention administrative. En fait, la main droite policière continuera d’ignorer ce que fait la main gauche judiciaire. (D’après 20 Minutes, 13 mai 2011)

Que fait la police (1)
Le 16 mai, rue Max-Dormoy, dans le 18è arrondissement de Paris, un convoyeur de fonds était braqué près d’une banque. Les deux agresseurs devaient se fondre dans la nature après s’être emparé de deux sacs contenant 130.000 euros. (Source, 20 Minutes, 17 mai 2011)

Que fait la police (2)
La multiplication des braquages de magasins de bijouterie ne peut que poser problème. Entre 2009 et 2010, ces braquages à main armée sont passés, à Paris, de 28 à 42. En 2011, pour le seul premier trimestre, 8 braquages de ce type ont été constatés dans la capitale. Serait-ce que la police manque d’effectifs ou qu’elle soit trop occupée à traquer les sans papiers ? (Source, 20 Minutes, 18 mai 2011)

Attentat à la pudeur ou agression sexuelle ?
Un après-midi de l’été 2008, à Marseille, deux jeunes filles plongent depuis une digue, malgré l’interdit. Aux policiers qui leur intiment de quitter les lieux, elles répondent : « Allez vous faire foutre ! » Elles n’auraient pas dû car elles se retrouvent en garde à vue à l’Evêché (commissariat central de Marseille). Durant la nuit qui va suivre, un policier les entraîne, l’une après l’autre, dans une cellule. Là, sous prétexte de fouille, il va les déshabiller, leur faisant subit des attouchements. Le 12 avril 2011, soit près de trois ans plus tard, l’agresseur sexuel est condamné à deux ans de prison ferme, et à l’interdiction définitive d’exercer ses fonctions. Ainsi en avait décidé le tribunal correctionnel de Marseille, alors que le ministère public n’avait requis qu’une peine de un an de prison avec sursis. Le policier, absent lors du procès, n’a pas manqué de faire appel de cette décision qui n’avait pas fait la une des journaux. A suivre. (Source, CQFD, mai 2011)

Convenance personnelle
Près de 70% des Français interrogés lors d’un sondage, publié dans la revue Auto-Plus, estiment que les policiers prennent des libertés, au volant de leur véhicule, avec les feux tricolores. Par ailleurs, 80% des sondés estiment qu’il arrive aux policiers de remonter les bouchons avec le gyrophare ou la sirène, « par convenance personnelle ». (Source, Direct-Matin, 19 mai 2011)

Ne pas oublier le policier inconnu…
Le 11 mai, sur la place de la Bastille, à Paris, se déroule un concert. La police veille car c’est le 30èanniversaire de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Un étudiant, âgé de 23 ans, présent à cette soirée festive, est interpellé par des policiers alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui. Il raconte : « Des policiers m’ont arrêté, je ne sais pas pourquoi. Ils m’ont fait une clé au bras et traîné sur sept ou huit mètres. J’ai crié que je n’avais rien fait et que je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. » N’ayant pas ses papiers sur lui, le jeune homme est embarqué au service de l’investigation de proximité du 4è arrondissement. Comme il a u un peu de bière, il refuse de souffler dans l’éthylotest, tout comme il ne donne pas son identité. Il est finalement contrôlé avec 0,36 g/l. L lendemain, les policiers lui remettent une convocation à comparaître, où il découvre qu’il est poursuivi pour avoir « commis des violences sur un fonctionnaire de police non identifié », de « l’avoir fortement agrippé pour le faire chuter ». Ensuite, il nie avoir « frappé quelqu’un » , et surtout s’étonne que le policier en question soit « inconnu ». Il ajoute : « Si j’ai tapé, cette personne doit le savoir ». Pour les policiers, le garçon était « vraiment bourré et ne se rappelle de rien », éludant l’explication de l’absence de victime. Toujours est-il que, le 27 juin, la véritable victime sera jugée pour des violences commises sur un policer « non identifié ». Source, 20 Minutes, 19 mai 2011)

Leçon de morale
Le 19 mai, en visite dans une brigade de gendarmerie, dans le Var, Nicolas Sarkozy faisait savoir aux pandores qu’il exigeait d’eux une certaine exemplarité, les engageant à ne pas tutoyer les personnes à qui ils ont affaire. Extraits de la leçon de morale : « Parce que vous êtes la loi de la République, vous devez être exemplaires. Vous avez le droit d’utiliser la force, mais c’est la force de la République. Pas de familiarité… Si on veut être respectés des gens, il faut avoir un comportement respectueux. » Comme il semble loin le temps où un certain « casse-toi pov’ con ! » avait fusé publiquement. (Source, 20 Minutes, 20 mai 2011)

Que fait la police (3)
Dans la matinée du 18 mai, rue de la Trémoile, dans le 8è arrondissement de Paris, des convoyeurs de fonds se sont fait arracher plusieurs sacs d’argent par un malfrat non armé, qui a pu prendre la fuite, a-t-on appris de source policière. Le montant du butin n’a pas été communiqué. (Source, Direct-Matin, 20 mai 2011)

La grande armada
Pour la tenue du sommet du G8, les 26 et 27 mai, à Deauville, ce sont 12.252 policiers, gendarmes et militaires qui se trouveront sur le pied de guerre, a annoncé le ministre de l’Intérieur. Ces gardiens de l’ordre public étant accompagnés de 750 personnels de la sécurité civile. Il fallait bien protéger les dix-huit chefs d’Etat attendus. (Source, Direct-Matin, 20 mai 2011)

Travaillons français…
Le 2 mai, sur les ondes d’Europe 1, Claude Guéant se lançait dans une laborieuse démonstration sur l’inutilité d’offrit du travail aux étrangers. Argumentation : « Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de compétences (issues de l’immigration)… On n’a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants. Il y a en France de la ressource parmi les Français… » Le non-dit c’est que la police veillera à ce que les fantasmes du ministre de l’Intérieur soient respectés. (D’après Libération, 23 mai 2011)

Feu à volonté
Si nos policiers devaient dégainer à chaque embardée d’un chauffard pris de boisson, nos hôpitaux et même nos cimetières seraient encombrés. Ce qui s’est passé à l’aube du 21 mai à Paris, sur les Champs-Elysées, est révélateur de la nervosité des policiers de la BAC. Certes, l’automobiliste mis en cause roulait à vive allure et zigzaguait, grillant les feux rouges, mais cela valait-il une peine de mort éventuelle ? Stoppé, l’automobiliste avait redémarré, et blessé un policier à une jambe. Immédiatement, quatre coups de feu étaient tirés, risquant de blesser ou de tuer le chauffard et sa passagère, mais également d’autres automobilistes. Peut-on affirmer qu’il y avait légitime défense ? (D’après 20 Minutes, 23 mai 2011)

Contrôles au faciès
Plusieurs dizaines d’avocats mènent une fronde contre les contrôles d’identité multipliés par les policiers. Cette recrudescence de contrôles au faciès est particulièrement visée. D’où cette décision, pendant deux semaines, de déposer des requêtes auprès du Conseil constitutionnel, en fait des QSP (Questions prioritaires constitutionnelles). D’après l’Open society justice, un Noir ou un Arabe ont de six à huit fois plus de risques qu’un Blanc de se faire contrôler. Dans le viseur des avocats, un article du Code de procédure pénale qui ne définit pas clairement le régime des contrôles d’identité. (Source, Le Monde, 24 mai 2011)

Les enfants d’immigrés montrés du doigt
La vindicte policière envers les étrangers ne connaît pas de limites. Le 22 mai, toujours sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, se permettait d’affirmer que les deux tiers des échecs scolaires peuvent être imputés aux enfants d’étrangers. Ce qui a provoqué la condamnation des principaux syndicats d’enseignants pour qui cette stigmatisation relève d’une vision « haineuse ». Le ministre prétendait faire le constat des « difficultés de notre politique d’intégration ». (Source, Libération, 25 mai 2011)

La haine de la police
Dans la soirée du 25 mai, dans le quartier des Tarterêts à Corbeil (91), des CRS procédaient à un contrôle routier. C’est alors qu’une vingtaine de jeunes, armés de barres de fer et de divers projectiles ont agressé les policiers. (Source, Métro, 26 mai 2011)

Policiers racistes ?
Selon un sondage réalisé dans le cadre du projet Euro-Justice de l’Union européenne, quatre français sur dix pensent que les forces de l’ordre sont racistes. Ce même sondage révèle que, dans les banlieues, près de 40% de la population n’est pas satisfaite lorsqu’elle appelle un commissariat de police. (Source, 20 Minutes, 26 mai 2011)

La peur de la police
Dans la matinée du 24 mai, à Chartres, une jeune femme se jette du 4è étage de son immeuble alors que des policiers sonnent à sa porte pour interpeller un homme en situation irrégulière. Vraisemblablement sans papiers elle-même, cette personne devait être hospitalisée dans un état grave. (Source, Aujourd’hui, 25 mai 2011)

Au viol !
Le 25 mai, devant la cour d’assises du Finistère, une peine de dix à douze ans de prison était requise contre un gendarme, âgé de 42 ans, pour le viol de son ex épouse ainsi que d’une plaignante qu’il avait entendue dans le cadre d’un dépôt de plainte, en 2004. Cette dernière personne avait été violée, à plusieurs reprises, à son domicile, alors que le pandore était pris de boisson. (Source, 20 Minutes, 26 mai 2011)

Ripoux
Le 26 mai, le tribunal correctionnel de Bobigny (93), a condamné à 18 mois de prison dont 6 mois fermes, plus une interdiction d’exercer pendant 5 ans, trois CRS coupables d’avoir racketté des chauffeurs de taxi en 2006. Les trois ripoux ont été condamnés, par ailleurs, à verser de 4.3000 à 5.000 euros à trois chauffeurs de taxi, à titre de réparation du préjudice subi. (Source, 20 Minutes, 27 mai 2011)

Droits de l’homme ?
Le 26 mai, la cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour traitements dégradants à l’encontre d’un détenu qui avait dû subir des examens médicaux en étant menotté, et sous la surveillance d’une escorte policière. (Source, Libération, 27 mai 2011)

Persiflage interdit
Sur la place de la Rotonde, dans le XIXè arrondissement de Paris, une centaine de militants anti G-8 étaient réunis pacifiquement avec, parmi eux, de gentils clowns. Les CRS qui s’étaient invités à la fête devaient procéder à une vingtaine d’interpellations. (Source, Métro, 27 mai 2011)

Alerte au gaz
Dans la soirée du 28 mai, à Paris, les CRS se sont appliqués à déloger un millier de jeunes « indignés » qui occupaient les marches de l’Opéra Bastille depuis le début de l’après-midi pour protester contre la précarité. L’opération se serait déroulée « sans incidents majeurs » mais les forces de l’ordre ont fait usage des gaz lacrymogènes. (Source, France Info, 30 mai 2011)

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