quefaitlapolicelogo QUE FAIT LA POLICE ? – Bulletin d’information anti-autoritaire – Nouvelle série – numéro 64 – novembre 2012

Editorial : Un nouvel homme à poigne
Abemus Manuelam, pourrait-on proclamer, comme le font les cardinaux après l’élection du nouveau pape, se réjouissant aux cris de Abemus Papam ! Il s’avère que l’hôte de la place Beauvau est devenu le ministre le plus populaire du gouvernement de gauche en place depuis le mois de mai dernier. Ce qui tendrait à démontrer, une fois de plus, que les Français, épris de liberté, n’en apprécient pas moins la trique du croquemitaine, car il faut bien que l’ordre règne. Paradoxalement, les mêmes ne cessent d’applaudir lorsque Guignol assène de vigoureux coups de bâton sur la tête du gendarme. Il y a pourtant une certaine logique dans ce comportement. En effet, si Guignol s’en prend joyeusement aux forces de l’ordre, à la grande satisfaction des enfants, ce personnage représente une sorte de régulateur des sociétés autoritaires. Plus tristement, le policier, ou le gendarme, aux ordres de Manuel Valls, pourchassent vigoureusement les Roms et tous les va-nu-pieds qui encombrent le territoire national. D’où sans doute cette vague d’encouragement à l’encontre de ce fils d’immigrés espagnols, tout comme l’était, au même poste, un autre rejeton d’immigrés, Nicolas Sarkozy. Tous deux, devenus Français à l’excès, estiment nécessaire de se distinguer. Il est bien connu que les convertis sont bien plus rigoureux que leurs coreligionnaires, et la religion de l’ordre en est le meilleur exemple. Frappant ses pectoraux de ses petits bras musclés, Manuel Valls reçoit sans rougir les félicitations des pires réactionnaires du pays de la liberté. Lesquels se réjouissent de le voir à la manœuvre, avec l’expulsion de plus de 7 000 Roms ces derniers mois. Les mêmes avaient félicité Brice Hortefeux, puis Claude Guéant, de reconduire annuellement 30 000 sans papiers vers leur pays d’origine. Cela sous les applaudissements des syndicats de policiers. En fait, il est plus facile de pourchasser des êtres sans défense que de s’attaquer aux gredins de haut vol, comme aux organisateurs des trafics de drogues diverses. Il est vrai que nos policiers et gendarmes mobiles sont trop occupés derrière les portillons du métro parisien pour traquer quelques fraudeurs parmi lesquels il serait possible de trouver des sans papiers. En septembre dernier, lors de l’Université d’été du parti socialiste, à La Rochelle, Manuel Valls était très applaudi pour son discours sur l’ordre républicain et, sans doute, la sécurité de gauche. Le ministre de l’Intérieur venait de marteler son propos de phrases fortes comme : « Je ne crois pas à la démarche : oui à la sécurité mais d’abord l’emploi ! » ou même « Oui à la sécurité mais d’abord la prévention … » On croit rêver à l’écoute de cet homme qui se dit de gauche, tout en éructant des mots copiés/collés ressemblant à du Sarkozy pur jus. Comment ses camarades socialistes ont-ils pu féliciter si bruyamment ce ministre de l’ordre public, à la nuque de plus en plus raide ? En fait, d’une génération à l’autre de ministres de l’Intérieur rien n’a véritablement changé. On s’intéresse bien plus aux effets qu’aux causes d’une situation, qu’il est plus facile de gérer a l’aide de la trique plutôt que d’user de pédagogie et de mesures sociales. Notre ministre de l’Intérieur connait ses classiques sur le bout des doigts, et il feint ignorer que lorsque l’on donne trop d’importance aux forces de l’ordre, à leur consentir des droits plutôt que leur imposer des devoirs, la société est condamnée, à terme, à devenir de plus en plus répressive. Lors des élections présidentielles, puis des législatives qui ont suivi, la volonté était forte de se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de ses séides. Les coups de menton de Manuel Valls ne font que réduire l’espoir d’un retour d’une authentique démocratie pour tous !
Maurice Rajsfus

Dehors les Roms, ça continue !
Le 20 septembre, des campements de Roms, abritant entre 100 et 150 personnes, de trois localités de Seine-et-Marne étaient démantelés par la police, indiquait la préfecture de ce département, avec cette explication : « Ces camps sont dans des situations sanitaires et d’hygiène extrêmement limitées. » Ce à quoi les responsables d’associations de soutien n’ont pas manqué de répliquer : « Maintenant qu’ils sont expulsés, comment va-t-on faire pour les soigner ? » De même, quelque 200 Roms qui campaient sur une parcelle agricole étaient évacués, à Saint-Ouen l’Aumône, dans le Val d’Oise. (Source, Métro et Libération, 21 septembre 2012)

Morsure douloureuse…
Le 20 septembre, le tribunal correctionnel de Marseille condamnait une femmes intégralement voilée à six mois de prison dont deux ferme, pour avoir mordu, le 26 juillet 2012, une policière de la BAC, après avoir refusé de se soumettre à un contrôle de police. Le tribunal n’a pas tenu compte des déclarations de cette femme, lors de son procès : « Les policiers m’ont mise par terre, m’ont violentée. Ils m’ont mis la main sur la bouche. Je ne pouvais plus respirer. Alors oui, je l’ai mordue. » (Source, Vosges Matln, 7 septembre et 20 Minutes, 21 septembre 2012)

Acrostiche de circonstance
Manuel Valls, s’efforce d’appliquer à la lettre la volonté de démantèlement des camps de Roms, comme l’avait prévu Nicolas Sarkozy, lors de son calamiteux discours du 30 juillet 2010, à Grenoble. L’un de nos correspondants a donc estimé que notre ministre de l’Intérieur méritait d’être distingué par cette acrostiche :

M
atador
Andalou, bien que Catalan
Néron des Roms
Ubu, vêtu de blanc
Exagérément Français
Laborieusement xénophobe

Valls
Attaque
Les libertés fondamentales et
Largue tranquillement les
Sans papiers

(A suivre, si cela peut vous inspirer)

Football et flash-ball
Le 21 septembre, lors d’un match de football, à Montpellier, les forces de l’ordre étaient intervenues lors d’une échauffourée entre supporters. Quatre policiers de la BAC poursuivaient un homme, matraques hautes, au prétexte qu’il avait en main un fumigène éteint, puis tentaient de se frayer un chemin au milieu des spectateurs. Au cours de cette intervention, un policier utilisait son flash-ball pour se dégager. C’est alors que la balle aurait rebondi, avant de se ficher dans l’œil d’un jeune homme, âgé de 21 ans, étranger à cette rixe. Grièvement blessé, le jeune homme était opéré en urgence, le 22 septembre, les chirurgiens étant très réservés sur sa capacité à retrouver l’usage de son œil. Il paraît que le flash-ball est une arme non-létale… (Source, 20 Minutes, 24 septembre 20I2)

Dehors, les Afghans !
Le 25 septembre, a Calais, une soixantaine de migrants, en majorité Afghans, qui cherchaient à gagner l’Angleterre, étaient interpellés par les forces de l’ordre, avant d’être placés en garde à vue. Les policiers étaient intervenus dans un lieu de distribution de repas géré par des associations humanitaires. (Source, 20 Minutes, 26 septembre 2012)

Le squale inquiété
Bernard Squarcini, dit « Le Squale », ancien patron de la Direction centrale au renseignement intérieur (DCRI) a été auditionné, le 24 septembre, par un magistrat parisien. En cause, le travail de ses services dans l’affaire Merah. Il ressort, en effet, d’après de nombreux documents récemment déclassifiés, et versés au dossier que, dès la fin de l’année 2011, la DCRI avait pointé « le comportement inquiétant de Mérah, déjà connu pour son appartenance à une mouvance salafiste radicale, à Toulouse. » (Source, Libération, 27 septembre2012)

Avance ou recul ?
Jusqu’a ces derniers mois, les sans papiers interpellés pouvaient être mis en garde à vue. Procédure désormais illégale. Pour combler ce vide juridique, le ministre de l’Intérieur présentait le 28 septembre, un projet de loi permettant de « retenir » jusqu’à 16 heures les parias modernes. Détail intéressant, depuis une décision de la cour de cassation, le 5 juillet 2012, interdisant leur garde à vue, les policiers ne pouvaient « retenir » les étrangers sans papiers plus de quatre heure. Un pas en avant mais quatre pas en arrière. Il est vrai que, dans le même temps, le projet de loi abroge également le « délit de solidarité ». C’était bien le moins. (Source, Libération, 27 septembre 2012)

Gomme-cogne
Le 5 juin 2011, lors d’une échauffourée avec la police, dans le quartier des Tarterêts, à Corbeil (9I), une fillette âgée de 5 ans avait été grièvement blessée à une tempe. A cette époque, les autorités policières avaient affirmé qu’elle avait été victime d’un jet de cailloux ou de tessons de bouteilles. Finalement, suite a une longue enquête, il apparaît que la petite fille été frappée par un projectile de taser, du type « gomme-cogne ». Depuis, la petite fille « a toujours eu des difficultés pour se déplacer, et faire usage de son bras gauche », indiquait récemment l’avocat de sa famille. Rappelons qu’en mai 2012, 1e Défenseur des droits avait annoncé une  »réflexion », toujours en cours sur l’usage de cette arme par les policiers… (Source, 20 Minutes, 28 septembre 2012)

Connivence ripoux-magistrats
Le 26 septembre, un vice-procureur au tribunal de Cayenne était mis en examen, puis placé sous contrôle judiciaire pour corruption présumée, visant déjà l’ancien numéro 2 de la PJ lyonnaise, Michel Neyret. Ce magistrat intègre est poursuivi pour « accès frauduleux au casier judiciaire, détournement de finalité d’un système de traitement de données à caractère personnel, violation du secret professionnel… » (Source, 20 Minutes, 28 septembre 2012)

Marseille : les petits blancs alliés de la police
Dans la soirée du 27 septembre, dans l’un des quartiers nord de Marseille, une trentaine d’habitants, dont une majorité de jeunes, délogeaient d’un terrain vague des familles de Roms, une quarantaine d’adultes et quinze enfants. Cela sous le regard intéressé des policiers, alertés par les voisins. Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, les familles « ont indiqué spontanément vouloir quitter les lieux. Ce qu’elles ont fait sans délais, sous la protection de la police. » Aussitôt après le départ des familles, parties s’installer un peu plus loin, de bons citoyens incendiaient les pauvres cabanes et les effets abandonnés par les Roms pris de peur. (Source, Libération, 29 septembre 2012)

Nouveau
Il semble que les temps auraient un peu changé. En effet, le 29 septembre, à Paris, le mouvement d’extrême droite « Jeunesses nationalistes » devait manifester entre la place de la République et la place Saint-Michel, contre les « zones de non-droit » et le « racisme anti-blanc. » Cette démonstration, interdite par la préfecture de police, devait aboutir à 57 interpellations, quatre des manifestants étant placés en garde à vue. (Source, 20 Minutes, 1er octobre 2012)

Les curieuses fréquentations de Nicolas Sarkozy
Régulièrement, les magouilles des services de Nicolas Sarkozy reviennent en surface. Il apparaîtrait, selon le quotidien italien Corriere della Serra, que la France aurait localisé le dictateur lybien Kadhafi, avant sa capture, le 20 octobre 201I, et l’avoir fait tuer par un agent d’un service étranger, probablement français. D’après cette source :  » Sarkozy avait toutes les raisons d’essayer de faire tuer le colonel, et le plus rapidement possible. » Sans doute pour éviter des révélations possibles du dictateur et ses liens passés avec la France -et peut-être même le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. Par ailleurs, il semblerait que le dictateur Syrien, Bachar el Assad aurait transmis à la France le moyen de localiser Kadhafi, à l’aide de son numéro de téléphone portable. Certes, il s’agit là d’un faisceau de suppositions mais l’on n’aurait aucun doute sur l’implication de la France -qui, à l’aide d’un Mirage 2000, aurait forcé le dictateur lybien à tenter de se cacher dans une canalisation d’où il avait été délogé. (Source, Libération, 2 octobre 2012)

L’affaire Merah : nouvelles révélations
Un document, publié par Libération, au sujet de l’audition de Bernard Squarcini, ex-patron de la Direction centrale du renseignement intérieur -le 25 septembre 2012- prouverait que Mohamed Merah aurait pu être neutralisé avant la tuerie de l’école juive de Toulouse. Il est ainsi démontré que sa surveillance avait été relâchée, alors que les soupçons étaient forts que le jeune homme était prêt a passer à l’acte. Il est rappelé, dans un éditorial de Nicolas Demorand que la mission même de l’antiterrorisme est de : repérer, surveiller et intervenir avant que l’irréparable soit commis. Il semble que, bien au contraire, les « services » ne se soient pas pressés d’intervenir, alors que le futur assassin d’enfants était déjà suivi à la trace, ainsi que son frère et même sa mère. Mobamed Merah, pour sa part, figurait au fichier des personnes recherchées depuis 2006. (Source, Libération, 2 octobre 2012)

La haine de la police
Dans la soirée du 30 septembre, à Gennevilliers (92), cinq policiers de la BAC étaient pris à partie alors qu’ils intervenaient contre des jeunes qui sciaient des poteaux de vidéo surveillance. Cinq policiers devaient être blessés, alors qu’ils tentaient de disperser la foule, qui s’était rassemblée, par des tirs de flash-ball. (Source, Direct Matin, 2 octobre 2012)

Marseille : des ripoux à la BAC
Une douzaine de policiers de la BAC nord de Marseille étaient interpellés dans la matinée du 2 octobre, suite à une longue enquête de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale). Motifs : « Vols, extorsion de fonds en bande organisée, violences aggravées, acquisition et transport de stupéfiants. » Dans le même temps, les locaux de la BAC locale étaient perquisitionnés. I1 convient de rappeler qu’il y a quelques mois un policier de ce même service avait dénoncé ce genre de pratiques ; en réponse, il avait été révoqué. Il n’en reste pas moins que, pour le procureur, ce genre de dérives ne serait pas nouveau. Ce qui reviendrait à expliquer, à mi-mots, comme le rappelait ce magistrat : « Ces policiers se payaient sur la bête », laissant entendre une habituelle complicité entre flics et voyous, pour les nécessités du service bien entendu. (D’après Le Monde et France Inter, 3 octobre 2012)

Ripoux de Marseille : ça se précise !
Peu à peu, il est possible d’en savoir davantage sur les ripoux de la BAC nord e Marseille, placés en garde à vue, le 2 octobre. Une information avait déjà été ouverte en novembre 2011, sur la base de « renseignements convergents parvenus à l’IGPN ». Rapidement, l’enquête préliminaire était confortée, grâce notamment à des écoutes téléphoniques comportant « des éléments très suspects et très troublants ». L’instruction judiciaire, ouverte le 21 février 2012, visait déjà des faits de vols (argent, cartouches de cigarettes et stupéfiants) en bande organisée, et d’infraction à la législation des stupéfiants (acquisition, transport et offre). Certaines de ces qualifications étant passibles de la cour d’assises, et punies de peines pouvant aller jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle. Question : pourquoi a-t-il fallu attendre près d’une année pour que les autorités policières interviennent ?
Une première réponse nous était donnée par le procureur de la République de Marseille. Le souci étant de « ne pas stigmatiser la police mais d’identifier s’il existe des brebis galeuses au sein de ce service. » Il n’en reste pas moins que l’IGPN avait mis à jour « une pratique assez répandue, au sein de ce servie, depuis un certain temps. » Ce qui n’a pas empêché que, par souci de discrétion, la garde à vue des policiers ripoux se soit déroulée dans les locaux de la gendarmerie. Et puis, la garde à vue aurait été « très mal vécue par les policiers choqués de se retrouver dans cette situation. »
Le 2 octobre 2012, lors du Grand Journal de Canal +, l’un des animateurs s’étonnait du fait qu’il était possible d’étaler au grand jour les petites tricheries des joueurs de hand-ball de Montpellier, avec interpellations visibles à la sortie d’un stade, avec révélation des noms. Pour les policiers de la BAC de Marseille, bien plus coupables, il n’en va pas de même, et la discrétion s’impose puisqu’aucun non n’a été fourni. De même, dès le mois de septembre 2012, un ancien de la BAC, sous couvert d’anonymat, détaillait une partie de ses activités, face aux petits dealers : « On va récupérer des jeunes dans les cités, qui ont des sacoches ou de l’argent sur eux. On les laisse repartir et on garde l’argent pour soi. » Bien entendu, tous les policiers en situation d’interpeller des dealers n’ont pas ce type de comportement, mais il paraît que trop nombreux sont ceux qui succombent à la tentation de l’argent facile. Même si le policier qui débute dans la carrière bénéficie d’un salaire supérieur à celui d’un jeune professeur des écoles. (D’après Le Monde, 4 octobre 2012)

Ripoux de Marseille (suite)
Finalement, ce sont vingt fonctionnaires de la BAC de Marseille nord qui ont été entendus par les hommes de l’IGPN. Tous étant soupçonnés de racket et de corruption. L’un des prévenus aurait été victime d’un malaise cardiaque. Un officier de police marseillais se lamentait : « On passe pour des guignols, maintenant on va nous coller l’étiquette de ripoux… » Ce qui correspond à cette réflexion du procureur de la République de Marseille, qui n’a pas hésité à évoquer des « raisons professionnelles d’infiltration » et de « services rendus », peut-être même « l’appât du gain ». D’où la difficulté de faire la différence entre les besoins du service et l’enrichissement personnel. Pour un responsable syndical de la police : « C’est une affaire exceptionnelle quant au nombre de fonctionnaires impliqués. Si les soupçons sont avérés, la justice sévira. » Un autre policier marseillais rappelait : « Ce qui est terrible, c’est que toute cette histoire va encore compliquer le travail de mes collègues dans un territoire qui est déjà très compliqué… » Selon des informations qui ont pu filtrer, l’affaire révèle un système répandu à Marseille depuis longtemps. Les arrestations intervenues commencent à délier les langues, sous couvert de l’anonymat, car aucun policier ne voudrait se faire qualifier de « balance » par ses collègues. Ainsi, cette révélation d’un enquêteur : « Evidemment, on savait que la BAC fonctionnait comme ça. Surtout la BAC jour, tout simplement par ce qu’il n’y a pas de ventes de stups, la nuit. On le savait pare que, régulièrement, quand on entendait un type en procédure, après son arrestation par les saute-dessus, il nous disait : je vous jure qu’il y avait 3.000 euros dans ma sacoche, pas 1.000 euros. Pourtant, il était serré et n’avait rien à gagner à nous dire cela. » Ce même enquêteur poursuivant : « Pour être franc, il arrivait que je crois plus l’interpellé que l’interpellateur…, c’est très gênant de croire le délinquant contre un collègue. C’est comme trahir sa famille. Quant on pouvait, on endormait, on passait à autre chose et cela n’apparaissait pas en procédure. » L’esprit de corps, bien entendu. (Sources, Libération et Métro, 5 octobre 2012)

Les brutes du Nord
Le 5 octobre, cinq policiers en poste à Arras étaient mis en examen pour violences en réunion. Les faits, qui se sont déroulés en juillet 2012 ont été fixés par des caméras de vidéosurveillance, ce qui a permis de repérer les auteurs de ce passage à tabac. (Source, France-Info, 6 octobre 2012)

Grande lessive
Le 5 octobre, sept des douze policiers ripoux de Marseille, mis en examen, ont été écroués. Les cinq autres étaient placés sous contrôle judiciaire. Dans le même temps, Manuel Valls, au nom de la nécessaire respectabilité de la police, annonçait la dissolution de la BAC nord de Marseille. L’enquête se poursuit et l’on nous promet d’autres révélations. (Source, France-Inter, 6 octobre 2012)

Roms : la police est bien secondée moralement
Une large majorité de Français (83%) se dit favorable au démantèlement, par les forces de l’ordre, des camps illégaux de Roms, selon un sondage IFOP. Il n’en reste pas moins que 78% des personnes interrogées estiment que « ce n’est pas une mesure efficace » et qu’elle « ne fait que déplacer le problème ». (Source, 20 Minutes, 8 octobre 2012)

Toujours les ripoux de la BAC de Marseille
L’enquête sur les agissements des policiers de la BAC nord de Marseille a débuté en novembre 2011 mais les combines juteuses de ces ripoux duraient, semble-t-il, depuis près de dix ans. En fait, une trentaine de policiers seraient impliqués dans des pratiques délictueuses. Peu à peu, les langues se délient et il apparaît que les prémices de ces dérives remonteraient à 2003 mais ce n’est qu’à partir de 2008 que les premières rumeurs ont commencé à se faire jour à l’hôtel de police départemental. Selon un responsable policier local, si au départ il ne s’agissait que de « carotter » quelques voyous, le système s’est « clairement érigé en organisation ». Un officier de haut rang déplore : « Ces fonctionnaires se faisaient un complément de revenus auprès de ceux qu’ils faisaient tomber. » Quant au directeur départemental de la sécurité, en 2008, aujourd’hui directeur central de la sécurité, à Paris, son propos illustre bien la timidité de l’institution à trop s’attarder sur la mauvaise conduite des policiers : « J’ai été alerté début 2010 par des élus que des rumeurs couraient sur certains policiers de la BAC mais il fallait être prudent. Toute la difficulté était d’agir sur des bases juridiques. On ne pouvait pas partir sur de simples rumeurs, au risque d’atteindre des policiers propres. ». A suivre. (Source, Le Monde, 8 octobre 2012)

Suicide
Le 8 octobre, une jeune policière, âgée de 31 ans, récemment nommée commissaire de police à Montargis (Loiret), s’est donnée la mort à son domicile avec son arme de service. (Source, Libération, 9 octobre 2012)

Retour à Marseille
Le 8 octobre, ce sont 18 nouveaux policiers de la BAC nord de Marseille qui ont été suspendus de leur fonction, sur décision du ministre de l’Intérieur, ce qui porte à 30 le nombre de policiers plus ou moins impliqués dans les affaires de vols et d’extorsions. C’est ainsi que la totalité de la brigade de jour a été écartée. Sans négliger le fait que leurs collègues de la brigade de nuit ne devaient rien ignorer de ces pratiques indignes de défenseurs de l’ordre public. Cette décision ne manquait pas de provoquer l colère de Jean-Claude Delage, secrétaire général du très sarkozyste syndicat Alliance des policiers en tenue. Lequel ne veut en aucun cas présager de la culpabilité des policiers incriminés à Marseille et, à fortiori, des 18 fonctionnaires non encore poursuivis par la justice : « Alors qu’on manque d’effectifs pour protéger la population, cette décision jette le discrédit sur nos collègues. A Marseille, les dealers et les voyous ont crié victoire, et ne se cachant même plus derrière les choufs (guetteurs) pour vendre leur drogue. » Pour Jean-Claude Delage, il faut différencier les dérapages de ceux qui ont pris de l’argent au revendeur de la drogue à des fins personnelles, de ceux qui l’ont fait pour obtenir des renseignements, même si ce n’est pas blanc-bleu. » (Source, Libération, 9 octobre 2012)

Quand c’est fini, ça recommence !
« Le changement, c’est maintenant ! » avait proclamé François Hollande durant sa campagne électorale. Ce qui est certain, c’est que la police n’a pas changé de nature. C’est ainsi que, dans la matinée du 9 octobre, des salariés de l’industrie automobile, Peugeot et Ford, accompagnés par ceux d’Arcelor-Mittal et Sanofi étaient agressés par les CRS et les gendarmes mobiles alors qu’ils s’approchaient du Salon de l’automobile, à la porte de Versailles. Les forces de l’ordre, n’ayant rien perdu de leurs mauvaises manières, les matraques étaient brandies et les gaz lacrymogènes généreusement balancés. Comme le soulignait l’un des manifestants gazés : « C’est contre nos patrons et les dirigeants du Medef qu’il faut lancer les gaz ! » D’où venaient les ordres ? Il paraît qu’il n’y a pas eu de chasse aux sorcières au sein de la hiérarchie policière. Cela commence à se vérifier ! (D’après Canal +, 9 octobre 2012, avec quelques images significatives)

Refrain habituel : les Roms dehors !
Le 9 octobre, à Marseille, 30 adultes Roms et 15 enfants, étaient expulsés de leur campement, suite à une décision de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Pour l’association Rencontres Tsiganes : « Les familles sont désormais en train de vagabonder. Ca devient désespérant. » (Source, Direct Matin, 10 octobre 2012)

Marseille : les BAC, toujours d’actualité
Le 9 octobre, trois nouveaux policiers de la BAC nord de Marseille, soupçonnés d’avoir, eux aussi, volé et escroqué de l’argent à des dealers, sont à leur tour placés en garde à vue. Ce qui porte à 15 le nombre de policiers ayant dérapé gravement. Au total, ce sont donc 30 fonctionnaires qui ont été suspendus, soit la quasi-totalité des effectifs de cette unité d’élite. Comme il faut bien trouver une explication aux dérives déjà décrites, Manuel Valls déclarait, ce même 9 octobre, « Trop d’agents de police, trop de policiers sur le terrain, sont abandonnés par leur hiérarchie ! » Une BAC unique pour Marseille devrait être rapidement créée, a promis le ministre de l’Intérieur. (Source, Le Parisien, 10 octobre 2012)

Tristes félicitations
Le 10 octobre, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Le Point, l’ancien ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, saluait : « La force de caractère » de Manuel Valls. Celui qui, en son temps, avait affirmé qu’il allait terroriser les terroristes, estimait que l’actuel ministre de l’Intérieur représentait « une exception à gauche ». Sans commentaire. (Source, Direct-Matin, 11 octobre 2012)

La police a du temps à perdre
Le 8 octobre, dans une épicerie bio du Raincy (93), des policiers auraient « découvert » une vingtaine de bouteilles de bière au chanvre. Selon la préfecture, une procédure pour provocation à l’usage de stupéfiants a été ouverte. (Source, Métro, 11 octobre 2012)

Humanisme policier
Le 2 octobre, à Calais, vers 6 heures du matin, de nombreux policiers de la PAF, accompagnés par des CRS, arrivaient sur des lieux de distribution de nourriture destinés aux migrants. Tous étaient poussés hors du bâtiment. Une cinquantaine d’entre eux étaient arrêtés et n’avaient même pas la possibilité de récupérer leurs couvertures ou les sacs de couchage qui leur avaient été distribués, deux jours plus tôt par les équipes de Médecins du Monde. Certains étaient rapidement libérés, tandis que d’autres se voyaient conduire au centre de rétention. (Source, Le Monde Libertaire, 11 octobre 2012)

Que fait la police ?
Les incendies de scooters ne cessent de se multiplier à Pari. Après le 17è arrondissement qui était particulièrement visé, ce sont les 6è et 18è arrondissements qui paraissent être devenus le terrain de jeu des incendiaires. C’était le cas dans l’après-midi du 7 octobre et dans la nuit du 8 au 9 octobre. Depuis le mois de septembre, une trentaine de ces deus roues ont ainsi été détruits par le feu, sans que les auteurs de ces méfaits aient pu être repérés. Il est vrai que la police est trop occupée à la chasse aux sans papiers, comme aux contrôles au faciès, dans les banlieues. (D’après 20 Minutes, 12 octobre 2012)

Quand Manuel Valls s’en-va-t-en guerre
De passage à Marseille, les 11 et 12 octobre, pour remettre au pas les policiers déviants de la BAC nord, Manuel Valls annonçait un renforcement de l’encadrement, et la mise en place d’une cellule chargée d’organiser la formation permanente en matière d’éthique et de déontologie. Ah bon, Il semblait pourtant que notre police dispose, depuis le mois de mars 1986, d’un Code de déontologie. Sans doute naguère appliqué. Par ailleurs, nos policiers, presque tous bacheliers désormais, passent une année en école de police. Pour y apprendre quoi ? A cette occasion, invité au congrès du syndicat de policiers en tenue Alliance (résolument de droite), le ministre de l’Int »rieur a dû recevoir les critiques acerbes de ces syndicalistes qui estiment que la constitution d’une BAC unique pour Marseille représentait surtout la mise en place « d’une organisation visant à surveiller les BAC. » Réflexion du plus haut comique après la révélation des actions de cette unité de cow-boys de la BAC nord qui, sur le terrain, se comportaient surtout comme une bande de hors-la-loi et, selon la formulation du procureur de la République, « se payaient sur la bête ». (D’après Libération, 13 octobre 2012)

Les Roms, dehors (suite)
Dans la matinée du 15 octobre, à Noisy-le-Grand (93), suite à une décision de la préfecture, des gendarmes mobiles s’appliquaient à démanteler un campement établi sur un terrain privé, et évacuer sans tendresse les 80 Roms qui s’y étaient installés. (Sources, France-Inter et France 3, avec images, 15 octobre 2012)

Cinéma
Le 15 octobre, à l’imitation de Nicolas Sarkozy, Manuel Valls assistait à la reconstitution d’une capture de malfrats. C’était à l’occasion du 40è anniversaire du GIPN. Ne manquaient à cette pantalonnade que quelques faux caîds, en compagnie d’authentiques policiers, avec l’armement allant de soi, les fourgons blindés et un hélicoptère. Satisfait de l’exercice, le ministre de l’Intérieur devait rendre hommage à ses troupes, qui « interviennent toujours dans des conditions difficiles et extrêmes pour protéger les Français. » (Source, Libération, 16 octobre 2012)

La horde
Dans la matinée du 16 octobre, appuyés par deux hélicoptères, 500 gendarmes mobiles s’appliquaient à déloger une centaine d’opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, qui occupaient des maisons destinées à être détruites. La brutalité des forces de l’ordre étant sans commune mesure avec la présence pacifique des manifestants. (Source, Canal +, avec images significatives, 05 octobre 2012)

Contrôles d’identité : un cadre plus strict ?
C’était une promesse du candidat Hollande : les policiers devaient délivrer un récépissé après chaque contrôle d’identité. Ce qui avait fâché les syndicats de policiers mais également le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Ce projet paraissait pratiquement abandonné après la publication du rapport de Dominique Baudis, Défenseur des droits, même si un cadre plus strict des contrôles était envisagé. Au-delà du récépissé, rejeté par Manuel Valls, désireux de ne pas déplaire aux fonctionnaires de police, le 19 septembre dernier, un certain nombre de pistes sont proposées. Particulièrement le rétablissement du matricule des policiers et des gendarmes. De même, seraient mieux encadrées les palpations dites de sécurité, qui seraient inscrites dans le Code de procédure pénal. Le Défenseur des droits jette un regard sévère sur l’état des relations police-population : « La thématique des contrôles d’identité apparaît comme l’expression la plus vive d’une défiance qui, dans certains territoires, s’est installé ». » Par ailleurs, la refonte du Code de déontologie de la police, inchangé depuis 1986, devrait aboutir d’ici la fin 2012. Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur travaillerait également à la révision des instructions générales sur l’emploi des BAC, comme des compagnies de surveillance et d’intervention de la gendarmerie mobile et des CRS. Avec ce rappel que les contrôles d’identité, bien qu’utiles ne doivent pas être banalisés. (Source, Le Monde, 17 octobre 2012)

Flash-ball
Le 16 octobre, un étudiant rouennais, âgé de 25 ans, assignait le préfet de police de Paris. En juin 2009, alors qu’il participait à la fête de la musique, place de la Bastille, il avait été blessé au visage par un tir de flash-ball. Le jeune homme dénonce un « emploi disproportionné et injustifié » de ces lanceurs de projectiles, tout comme l’absence de sommations préalables. (Source, Métro, 18 octobre 2012)

17 octobre 1961 : Qu’a fait la police ?
Lorsque Jacques Chirac avait déclaré précautionneusement, le 16 juillet 1995, que la police de Vichy avait « aidé » les Allemands dans les rafles de Juifs étrangers, cela n’avait pas fait trop de vagues. Durant cette noire période de notre histoire, nos policiers s’étaient contentés de livrer leurs victimes à la Gestapo, expliquant après la guerre qu’ils n’avaient fait qu’obéir aux ordres. Il n’en a pas été de même, le 17 octobre 2012, lorsque François Hollande rappelait le rôle actif de la police parisienne, lors de l’assassinat de très nombreux algériens, par noyade surtout, dans la soirée du 17 octobre 1961. Immédiatement, Christian Jacob, président du groupe UMP à l’assemblée nationale, dénonçait cette reconnaissance de l’histoire par le président de la République. (D’après France-Inter et France Info, 18 octobre 2012)

Policier sniffeur
Un fonctionnaire de police, en poste au commissariat du 12è arrondissement de Paris, consommait de la cocaïne. Le 16 octobre, il a été condamné à quatre de mois de prison avec sursis, et deux ans d’interdiction d’exercer. Le tribunal correctionnel de Paris avait également condamné cet excellent policier, pour violation du secret professionnel. (Source, Direct-Matin, 18 octobre 2012)

Silence, on casse !
Après l’intervention violente des gendarmes mobiles et des CRS, sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes, contre des squatteurs qui occupaient quelques bâtiments pour empêcher la construction d’un aéroport. Les forces de l’ordre s’étaient donné pour tache de protéger les démolisseurs venus détruire une ferme où s’étaient installés quelques contestataires non-violents. (Source, Métro, 18 octobre 2012)

Policiers non-coupables – comme d’habitude…
Le 10 juin 2009, à Argenteuil (95), un retraité algérien, âgé de 69 ans, Ali Ziri, trouvait la mort après un contrôle d’identité musclé. Comme bien souvent, après plus de trois années de procédure, le juge d’instruction, chargé de l’affaire, devait conclure : « L’information n’a établi aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès. » Pourtant, une première expertise négative, avait été contredite ultérieurement, révélant la présence d’une vingtaine d’hématomes sur le corps de la victime. De son côté, l’ex- Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), avait insisté sur le recours à « une violence disproportionnée », recommandant des sanctions disciplinaires à l’encontre des brutes en uniforme. Quant à l’avocat de la famille d’Ali Ziri, il rappelait que la victime avait été soumise « à la technique du pliage pendant au moins entre trois et cinq minutes. » Il n’empêche, le 15 octobre 2012, le juge d’instruction de Pontoise a rendu un non-lieu, écartant la responsabilité des forces de l’ordre. (Source, 20 Minutes, 18 octobre 2012)

Incendies de scooters : que fait la police ?
A Paris, dans la nuit du 16 au 17 octobre, cinq scooters étaient incendiés dans le 18è arrondissement de Paris. Il convient de rappeler que depuis le mois de septembre 2012, ce sont plus d’une centaine de ces deux roues qui sont partis en fumée dans la capitale. La police paraît impuissante face à ces incendiaires, dont les méfaits menacent parfois les immeubles proches. Il est vrai que nos anges gardiens ont d’autres taches, bien plus urgentes, la chasse aux possibles sans papiers qui encombrent la République des droits de l’homme. (D’après Le Parisien, 18 octobre 2012)

Sucy-en-Brie : barbarie ordinaire
Dans la nuit du 5 au 6 octobre, à Sucy-en-Brie (94), un lycéen, âgé de 16 ans, revenait d’un match de football, en compagnie de son frère. Il est accosté par un véhicule de la BAC. Trois policiers en sortent et veulent attraper par le bras ce jeune Français prénommé Chaïn. Lequel, pris de peur, cherche à s’enfuir. Rattrapé, il est frappé à un œil, puis jeté à terre, où les policiers le blessent à la tête et dans les côtes. Menotté, il est jeté dans le fourgon où il est frappé sur les parties génitales alors que le véhicule travers la forêt de Grosbois. « J’ai pensé que j’allais mourir », dit le jeune homme. Les hommes de la BAC finissent par le déposer au commissariat de Boissy-Saint-Léger où une simple main courante est rédigée. Lorsque sa mère vient le récupérer, elle témoigne : « Il était plein de sang…Je veux que justice soit faite ! » La victime obtiendra 5 jours d’ITT, et l’avocat de la famille est formel : « On est devant une agression gratuite. Sans aucun fondement. Ce sont des violences inadmissibles. Cette affaire illustre le besoin accru d’encadrer les contrôles d’identité. » Pour les policiers de la BAC, le jeune homme serait tombé, son visage frappant le sol. C’est du moins l’explication d’un syndicaliste de l’UNSA-police. La victime rappelle : « Les policiers de la BAC m’ont dit de raconter que j’avais trébuché, sinon on allait me faire pire. » Quant à l’avocat de la famille, il annonçait qu’il allait porter plainte pour : « enlèvement, séquestration, actes de torture et barbarie. » (Source, Libération, 20 octobre 2012)

Forcené
Dans la matinée du 20 octobre, à Champvans (Jura), près de Dole, les gendarmes étaient appelés pour intervenir contre un forcené qui tirait au fusil depuis son pavillon. Il se trouve que ce « forcené » n’est autre qu’un policier à la retraite, qui n’a cessé d’avoir des différends avec ses voisins. Un gendarme était gravement blessé, l’ancien policier également. (Sources, France 2 et France Info, 20 octobre 2012)

La haine de la police
Le 21 octobre, à Vigneux (91), trois policiers de la BAC étaient pris à partie par une trentaine de personnes, alors qu’ils poursuivaient eux jeunes pour les contrôler. Un des policiers était blessé à la tête d’un coup de matraque. (Source, Libération, 22 octobre 2012)

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