28 janvier 2010
Le jargon policier ne souffre pas de fioritures inutiles. Pour les gardiens de l’ordre public, nous serions tous des « individus ». Il est vrai que cela correspond Ă une solide tradition dans les rangs des forces de l’ordre. En juin 1848, lorsque les gardes mobiles Ă©taient lancĂ©s contre les ouvriers parisiens en lutte pour leur survie Ă©conomique, leur hiĂ©rarchie les envoyaient combattre les « BĂ©douins ».Ce qui ne faisait qu’Ă©voquer la rĂ©cente conquĂŞte de l’AlgĂ©rie et les rĂ©sistances rencontrĂ©es dans ce pays en voie de colonisation. Bien Ă©videmment, nos policiers de 2010 ne se risqueraient pas Ă traiter de « Bougnoules » ces Français qu’ils ont Ă l’Ĺ“il, car la confusion des genres ferait dĂ©sordre en un temps oĂą l’IdentitĂ© nationale est Ă l’ordre du jour. Plus simplement, pour nos policiers, qui se prĂ©tendent rĂ©publicains, la personne humaine n’existe pas plus que cet humanisme qui devrait ĂŞtre de rigueur, au sein des forces de l’ordre. C’est ainsi que, quiconque est interpellĂ©, ou simplement dĂ©signĂ©, est immĂ©diatement ravalĂ© au rang « d’individu ».
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
28 décembre 2009
Il est vrai que, dans l’esprit Ă©troit de ceux qui nous gouvernent, les Ă©lĂ©ments porteurs de dĂ©sordre seraient de plus en plus nombreux, particulièrement parmi ces sans papiers, qui ont eu le tort de choisir de vivre et travailler au pays de la libertĂ©. Tout aussi dangereuses, ces unions qualifiĂ©es de mariages gris par notre gardien de l’IdentitĂ© nationale. Lequel estime suspect le fait qu’un homme ou une femme Ă la peau colorĂ©e puisse Ă©prouver le dĂ©sir de se marier avec un ou une autochtone au teint plus clair. Mariages gris, martèle Eric « Judas » Besson, et les policiers sont prĂŞts Ă interpeller les Ă©garĂ©s qui croyaient encore au symbole du pays des Droits de l’homme. Si l’on ne s’inquiète pas rĂ©ellement de ces dĂ©rives, dans notre dĂ©mocratie Ă©garĂ©e, c’est peut-ĂŞtre parce que le langage codĂ© permet encore de masquer les mauvaises manières d’un pouvoir qui s’abrite derrière la recette Ă©culĂ©e de l’IdentitĂ© nationale, pour persuader les bons blancs que l’on est tellement en sĂ©curitĂ© entre Français de France. Cela sous l’oeil suspicieux d’une police toujours en embuscade.
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
30 novembre 2009
En un temps oĂą les services publics sont de plus en plus menacĂ©s, il convient de poser la question essentielle : la police nationale est-elle un authentique service public ? Il faut ĂŞtre cohĂ©rents : la SNCF, la RATP, la Poste ou EDF rendent un Ă©vident service aux usagers. Est-ce le cas de la police ? Bien sĂ»r, les uns et les autres font plus ou moins partie de la Fonction publique, mais seuls les policiers sont armĂ©s pour assurer des prestations, de type rĂ©pressif il est vrai. [...] Ca serait donc Ă©galement au nom de l’IdentitĂ© nationale que les CRS ou les gendarmes mobiles sont lancĂ©s en permanence Ă la chasse aux jeunes Afghans, Irakiens, Kurdes, etc. qui ont eu l’audace de passer par la France pour tenter de rejoindre l’Angleterre. En ce sens nos policiers joueraient un rĂ´le de salubritĂ© publique essentiel dans un pays oĂą, comme dans les partitions musicales, une blanche vaut deux noires
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
26 octobre 2009
Et si la majoritĂ© de la population d’un pays dĂ©mocratique faisait le constat qui s’impose : les forces de l’ordre protègent bien plus le pouvoir Ă©tabli qu’elles ne se prĂ©occupent du sort des plus dĂ©munis. La fameuse lĂ©gende de la dĂ©fense de la veuve et de l’orphelin n’est mĂŞme plus Ă©voquĂ©e, tant cela ferait sourire ceux qui ont Ă©tĂ© « Ă©duquĂ©s » pour rĂ©primer, dans les Ă©coles de police.
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
3 octobre 2009
J’aime la police. Toutes les polices, nationale, des airs, des mers, fluviale, scientifique, des autoroutes, des douanes, la fanfare des gardiens de la paix, son équipe spéciale de gymnastique, les polices françaises, étrangères, et si elles existaient, j’aimerais également les polices des forêts et sous-bois, des écoles maternelles, des hôpitaux, de la ceinture d’astéroïdes, et de tous les environs immédiats de la terre. J’aime aussi la police municipale. Cette dernière a très efficacement accompli sa mission il y a quelques jours, sous mes fenêtres, en plein coeur historique de Toulouse. Petite chronologie des faits
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Publié par SupplĂ©mentWeb
22 septembre 2009
Lorsque la crainte de l’uniforme tient lieu de morale civique, les libertĂ©s fondamentales sont en grand danger. Lorsque la vue des policiers ou des gendarmes suffit pour calmer les ardeurs contestataires d’une population jusqu’alors peu encline Ă tout accepter, il convient de s’inquiĂ©ter de l’avenir des institutions dĂ©mocratiques. Lorsque les plus dĂ©terminĂ©s se voient contraints de marcher droit, cela porte un nom : contrĂ´le social ! Lorsque l’on commence Ă se mĂ©fier, entre collègues de travail, pour savoir lequel risque de passer au tourniquet du licenciement, la solidaritĂ© n’est plus qu’un vague souvenir. Lorsque l’on soupçonne son voisin de palier de manger le pain de la police, il est certain que la suspicion s’est installĂ©e en lieu et place de l’amitiĂ© ou de la simple courtoisie. Sommes-nous dĂ©jĂ arrivĂ©s Ă ce niveau de dĂ©cadence ?
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
25 août 2009
A l’occasion de son dernier discours sĂ©curitaire, le prĂ©sident de la RĂ©publique atteignait au sublime en lançant, en direction de son auditoire en uniforme : « Aucune rue, aucune cave, aucune cage d’ escalier ne doivent ĂŞtre Ă©pargnĂ©es ! » Dans le mĂŞme temps, Amnesty International rendait public un rapport dĂ©nonçant « le mĂ©pris des droits de l’homme », visant particulièrement la France, jadis terre de libertĂ©, oĂą les violences policières sont de plus en plus souvent impunies, singulièrement envers les Ă©trangers sans papiers, criminalisĂ©s dans les centres de rĂ©tention administrative. Etait stigmatisĂ© Ă©galement le comportement des forces de l’ordre dans le domaine du contrĂ´le social au travers des missions confiĂ©es Ă la police et Ă la gendarmerie, dĂ©sormais sous commandement unique, comme au beau temps de la France de Vichy…
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
7 juillet 2009
Pour faire s’esclaffer vos amis et mĂŞme vos enfants, vous trouverez ici le rappel d’une trentaine de comptines anti-autoritaires publiĂ©es dans Que Fait la Police ? , depuis avril 2006. Si ce petit exercice peut au moins vous faire sourire, rejoignez nos correspondants qui ont alimentĂ© cette rubrique, avec cet humour qui sied aux citoyens qui Ă©vitent de frĂ©quenter les forces de l’ordre. Nous avons mĂŞme l’espoir de faire sourire les policiers qui nous lisent, en tout cas ceux qui limitent leur activitĂ© Ă la protection de la veuve et de l’orphelin.
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
3 juin 2009
« L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre » (ÉlysĂ©e Reclus), mais l’ordre que l’on nous impose est loin d’ĂŞtre de cette nature. L’ordre public, c’est l’ordre brutal mis au service du pouvoir quel qu’il soit. Il faut ĂŞtre cohĂ©rent : l’ordre n’est pas rĂ©ellement au service des citoyens mais sert essentiellement Ă les encadrer, les surveiller, les contrĂ´ler.
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
27 mai 2009
Tout au long de la campagne pour les élections présidentielles de mai 2007, nous avons pu entendre le candidat Sarkozy marteler son slogan préféré : travailler plus pour gagner plus ! Deux ans plus tard, il y a de moins en moins de travail, et les salaires sont bloqués, tout comme les retraites. Le moral de la population est en berne, sauf celui des policiers.
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques