23 janvier 2012
A l’approche des Ă©lections prĂ©sidentielles, les porte-drapeaux du pouvoir sarkozyste ne cessent de mettre en Ĺ“uvre les vieilles recettes xĂ©nophobes. L’insĂ©curitĂ© n’est la prioritĂ© des citoyens de ce pays que bien après le chĂ´mage. Les difficultĂ©s Ă©conomiques du plus grand nombre sont surtout Ă l’ordre du jour, bien plus que le danger qui serait reprĂ©sentĂ© par des Ă©trangers Ă la peau colorĂ©e. Il n’empĂŞche, le tocsin sonne pour annoncer aux Ă©lecteurs que, la patrie Ă©tant en danger, il convient de faire confiance Ă ceux qui tiennent fermement la barre. Tout comme Ă la police, censĂ©e garantir nos libertĂ©s fondamentales.
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
28 décembre 2011
2012 sera-t-elle une bonne annĂ©e ? Cela ne dĂ©pendra pas forcĂ©ment de la qualitĂ© de la campagne des Ă©lections prĂ©sidentielles qui bat dĂ©sormais son plein. Une certitude la dĂ©magogie ambiante concernant l’insĂ©curitĂ© ne pouvait ĂŞtre absente du dĂ©bat. Ce n’est pas nouveau. DĂ©jĂ en 2002, comme en 2007, les bons apĂ´tres du tout sĂ©curitaire agitaient le chiffon rouge d’une dĂ©rive risquant de plonger le pays dans l’anarchie. Rappelons-nous l’affaire Papy Voise, Ă OrlĂ©ans, en avril 2002, qui devait permettre au Front national d’ĂŞtre prĂ©sent au deuxième tour de la prĂ©sidentielle, provoquant la réélection de Jacques Chirac et, par contre coup, l’arrivĂ©e de Nicolas Sarkozy au ministère de l’IntĂ©rieur. Nous connaissons la suite !
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28 novembre 2011
Les bons Esprits ne cessent de nous expliquer que les citoyens ont la police qu’ils mĂ©ritent. Bien entendu, il convient de modifier cette sentence. Les peuples subissent les sbires dont on affirme que leur prĂ©sence est indispensable au bon ordonnancement de la sociĂ©tĂ©. En fait, nous devrions nous exercer Ă marcher sur trois jambes : les deux que la nature nous a donnĂ©es, la troisième Ă©tant constituĂ©e par la trique du policier qui veille sur notre sĂ©curitĂ©. Il est vrai que, selon les pĂ©riodes, le bâton blanc du protecteur de la veuve et de l’orphelin peut se transformer en ce long morceau de bois, bien connu sous l’appellation de « bidule », le 17 octobre 1961 et le 8 fĂ©vrier 1962 – Ă la station de mĂ©tro Charonne – tout comme lors de la rĂ©pression sauvage du mouvement de mai et juin 1968. Depuis, au fil des annĂ©es, il semble que le matĂ©riel a Ă©voluĂ© car nos gardiens de la paix Ă©vitent le combat rapprochĂ©, sauf si, sur le terrain, ils se trouvent 3 trois contre un.
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24 octobre 2011
Nous vivons dans un monde sous haute surveillance. Nous sommes enfermĂ©s dans une sociĂ©tĂ© oĂą l’on voudrait plonger les citoyens dans une angoisse sĂ©curitaire permettant de leur faire oublier les problèmes du quotidien. La volontĂ© de ceux qui nous gouvernent relève d’une intention bien prĂ©cise : nous transformer en auxiliaires d’une police dont les effectifs se rĂ©duisent pour des impĂ©ratifs budgĂ©taires. DĂ©jĂ , en 2002, puis au cours de la campagne pour les Ă©lections prĂ©sidentielles de 2007, on nous avait servi un discours malodorant consistant Ă laisser entendre que la patrie serait en danger. Il ne fallait pas chercher l’ennemi parmi les spĂ©culateurs mais au sein d’une population menacĂ©e par la prĂ©caritĂ©. D’oĂą cette mobilisation permanente des forces de l’ordre, laissant pourtant le champ libre aux authentiques malfrats. La chasse aux sans papiers, qui mettraient en pĂ©ril l’Ă©conomie du pays est Ă l’ordre du jour dans une France, jadis pays de la libertĂ©, oĂą tout sentiment de fraternitĂ© serait dĂ©sormais exclu.
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26 septembre 2011
Nos policiers rĂ©publicains ne cessent de se lamenter sur le peu dĂ©considĂ©ration portĂ© Ă leur Ă©gard par le pouvoir. Particulièrement en ce qui concerne leur salaire – qu’ils jugent dĂ©risoire. De plus, ces excellents citoyens sont tout spĂ©cialement déçus de la minceur des primes de « productivitĂ© » promises par Nicolas Sarkozy, au temps oĂą celui-ci Ă©tait ministre de l’IntĂ©rieur. Bien entendu, si les revendications des syndicats de policiers, concernant leur rĂ©munĂ©ration, ou l’amĂ©lioration de leur armement sont parfois déçues, il n’a jamais Ă©tĂ© question, chez ces humanistes, de se montrer solidaires des manifestations des autres fonctionnaires, en lutte pour de meilleurs salaires.
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30 août 2011
Nos policiers ne cessent de pleurnicher sur les difficultĂ©s de leur mĂ©tier. Ils verseraient mĂŞme de grosses larmes pour tenter de nous convaincre qu’ils ne sont pas aimĂ©s comme ils devraient 1′ĂŞtre. Ils sont pourtant armĂ©s jusqu’aux dents et ne cessent de nous alerter sur la dangerositĂ© de leur activitĂ©. En effet, ils seraient constamment en pĂ©ril face Ă ces jeunes des banlieues qu’ils ne cessent de contrĂ´ler. Dur mĂ©tier donc que celui de policier, mais s’agit-il bien d’une profession ? RĂ©primer est peut-ĂŞtre une activitĂ© qui s’apprend bien plus sur le tas qu’en Ă©cole de police, avec des tours de main bien particuliers, mais peut-on dire qu’un long apprentissage est indispensable pour taper comme un sourd sur ses semblables ?
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6 juin 2011
Parmi les interrogations lĂ©gitimes sur la capacitĂ© de nos policiers Ă rĂ©primer sans vergogne, il y a cette quasi certitude qu’ils ont oubliĂ© les dĂ©rives de leurs anciens. Au-delĂ mĂŞme de leur comportement criminel du 17 octobre 196l, avec des AlgĂ©riens pour victimes, qui pourrait affirmer que nos policiers de 2011 refuseraient des opĂ©rations comparables Ă celles confiĂ©es par la Gestapo, de l’Ă©tĂ© 1940 Ă l’Ă©tĂ© 1944 ? Ceux qui, Ă cette Ă©poque noire de notre histoire se sont rendus coupables d’authentiques crimes contre l’humanitĂ© n’ont jamais Ă©tĂ© jugĂ©s globalement pour leur zèle Ă obĂ©ir aux ordres les ignominieux.
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26 avril 2011
Nous devons en ĂŞtre convaincus. La France n’est pas un pays sĂ»r ! Nous serions environnĂ©s d’Ă©lĂ©ments hostiles aux institutions, risquant de dĂ©stabiliser notre RĂ©publique des droits de l’homme, et peut-ĂŞtre mĂŞme des citoyens. RĂ©capitulons …
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29 mars 2011
Cette formule très imagĂ©e, utilisĂ©e par les truands pour Ă©voquer leur armement habituel, pourrait convenir aux forces de l’ordre, lesquelles disposent d’un Ă©quipement de plus en plus sophistiquĂ©. Passage en revue : taser, flash-ball, bombes lacrymogènes, qui reprĂ©sentent des armes dĂ©crites comme « non-lĂ©tales » ou « peu-lĂ©tales » par les humanistes du maintien de l’ordre. Il n’en reste pas moins que ces petites merveilles de technologie rĂ©pressive peuvent s’avĂ©rer parfaitement meurtrières. Au-delĂ , qui peut affirmer que l’on ne peut pas perdre sa vie suite Ă un coup de matraque bien assĂ©nĂ© ? Qui se risquerait Ă dire que l’on sort toujours intact d’un mauvais contact avec des policiers productivistes. Il ne faut pas oublier les « pincettes » qui, serrĂ©es très fort, peuvent ĂŞtre douloureuses. Sans trop nous attarder sur cette quincaillerie de poche, la police est surtout abondamment pourvue en pistolets automatiques, et mĂŞme mitraillettes. L’ensemble de cet armement faisant partie de l’arsenal ordinaire d’une institution qui a placĂ© la population sous haute surveillance.
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Publié par Observatoire des LibertĂ©s Publiques
14 février 2011
Les fonctionnaires de police de la Vème RĂ©publique ont pris de très mauvaises habitudes. A l’Ă©cole oĂą ils ont Ă©tĂ© formĂ©s, nul n’a dĂ» leur apprendre qu’ils vivent dans un monde constituĂ© d’authentiques citoyens. C’est pourquoi ils ne connaissent surtout que des individus. En fait des suspects et, sans doute, de possibles dĂ©linquants. Tout comme les juges, qu’ils n’apprĂ©cient guère par ailleurs, nos policiers sont armĂ©s de cette intime conviction qui peut transformer un paisible homme de la rue en cet individu pouvant s’avĂ©rer dangereux.
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